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picto Le transport


Le transport est toujours une étape délicate pour un cheval. Pourtant, les équidés sont de plus en plus nombreux à voyager, que ce soit pour des raisons de reproduction, de compétition ou de santé. Quelques conseils sont utiles à connaître pour assurer le bon déroulement du transport.

 

Quelle est la difficulté du transport d’un cheval ?

Le transport d’un équidé ne va pas de soi car le cheval est un animal craintif. Le transport peut donc être une source de stress mais aussi dans certains cas de problèmes de santé.

Pour prévenir les problèmes comportementaux autour du transport, il est donc important d’habituer l’équidé à voyager quand il est jeune, dans le calme.

 

Quelle est la réglementation autour du transport des équidés ?

Elle est assez complexe et relève de divers textes législatifs relatifs au transport d’animaux vivants.

La réglementation comporte plusieurs volets relatifs à la préparation de l’animal, à la  préparation de l’unité de transport, au chargement, au transport lui-même, au déchargement et au « post-transport », ainsi qu’au transporteur.

Le cheval doit toujours être accompagné de ses papiers lorsqu’il voyage.

En fonction du pays traversé, le protocole sanitaire peut varier (vaccinations exigées, vermifugation…).

Certains chevaux sont considérés comme inaptes au transport : chevaux malades ou blessés (sauf dérogation vétérinaire), juments pleines dont le terme est prévu pendant la durée de transport ou qui ont pouliné moins de 48 heures avant le départ.

La réglementation diffère et s’adapte au moyen de transport utilisé (van tracté, camion, rail, avion, bateau…).

 

Quels sont les risques sanitaires au cours d’un transport ?

Ils sont de plusieurs ordres. En effet, outre le changement de milieu de vie auquel conduit le transport, il est également perturbateur dans son déroulement propre avec des changements de température, de ventilation, les mouvements induits qui perturbent l’équilibre du cheval… Ces modifications l’obligent à des adaptations sur un plan comportemental, thermorégulateur, respiratoire, digestif, musculo-squelettique. Et les risques concernent tous ces systèmes.

On relève ainsi des risques traumatiques, qui sont prépondérants lors de l’embarquement et du débarquement, le cheval risquant de se débattre.

Au cours d’un transport, le cheval court aussi des risques respiratoires en lien avec le défaut de ventilation, les courants d’air, le contact avec divers allergènes, la chaleur…

Enfin, on note aussi des risques digestifs, imputables au stress et à la déshydratation potentielle si le cheval refuse de boire. Il en découle un risque de colique d’impaction.

 

Comment les prévenir ?

La prévention passe par la pose de bandages de protection, y compris sur de courtes distances. Elle passe aussi par une bonne préparation comportementale.

L’abord comportemental du transport est fonction des expériences antérieures de l’animal. Pour prévenir les risques de contracture musculaire, le cheval retenant sa masse dans les montées et les descentes et maintenant son équilibre, il faut prévoir un temps de récupération en conséquence avant de le faire participer à une épreuve sportive.

A l’arrivée, il est nécessaire de faire marcher le cheval pour le détendre.

La prévention des risques respiratoires passe par l’aération et la propreté du véhicule. La disposition de paille ou de foin est à proscrire en raison des poussières que ces fourrages véhiculent, problématiques dans un cadre confiné comme celui d’un camion.

Les filets à foin sont encore pires car ils se trouvent à hauteur de naseaux.

Enfin, la prévention des risques digestifs passe par un abreuvement suffisant et régulier du cheval et la distribution de sa ration alimentaire de façon fractionnée.