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picto La leptospirose du cheval


La leptospirose est une maladie redoutée chez le cheval, en raison de la fréquence et des conséquences sur son état de santé. Il s'agit d'une zoonose (maladie transmissible à l’homme).


Les rats constituent le "réservoir" de la leptospirose.

Quelle est l'origine de la maladie ?

 

C’est une maladie microbienne dont le responsable est une bactérie du genre Leptospira qui présente la particularité d’avoir plusieurs variétés (ou "sérotypes") ; celles-ci sont plus ou moins dangereuses.

Les réservoirs du microbe sont principalement les rongeurs sauvages (rats). Ils ne sont pas malades mais libèrent la bactérie dans leur urine en entraînant la  contamination du milieu extérieur où le microbe pourra survivre, voire se multiplier : les aliments tels que paille et foin, les points d’eau stagnante, etc.

Le délai entre la contamination et l’apparition de la maladie est estimé à une semaine.

L’origine

C’est une maladie microbienne, dont le responsable est une bactérie du genre Leptospira qui présente la particularité d’avoir plusieurs variétés (sérotypes) ; celles-ci sont plus ou moins dangereuses.

Le réservoir du microbe est principalement les rongeurs sauvages (rat) ; ils ne sont pas malades, mais libèrent la bactérie par leur urine en entraînant la  contamination du milieu extérieur: ainsi, les aliments tels que paille et foin, ou des points d’eau stagnante où le microbe pourra survivre, voire se multiplier.

Le délai entre la contamination et l’apparition de la maladie est estimé à une semaine


Quels sont les symptômes de la leptospirose ?

 

La leptospirose peut présenter différentes formes cliniques.

 

La forme inapparente :

Elle est fréquente. L’infection ne se traduit par aucune manifestation clinique. Elle est révélée lors d’une recherche sérologique. Elle dépend de la variété du Leptospire, certaines sont ainsi moins dangereuses.

 

La forme aiguë :

Elle est caractérisée par une apparition de fièvre brutale (39.5-41°C), accompagnée d’un abattement et d’un refus de nourriture. Les muqueuses oculaires et buccales sont souvent orangées et on observe des phases de diarrhée ou de constipation.

 

La forme chronique :

Elle se manifeste sous différents aspects : baisse de forme en rapport avec de l’anémie, accès fébriles répétés, amaigrissement, avortements au cours du 3ème trimestre de gestation.

 

L'uvéite :

C’est une forme classique de la leptospirose équine qui se traduit par une inflammation chronique d’une partie de l’œil (l’humeur aqueuse), souvent récurrente.


Comment effectue-t-on le diagnostic ?

 

Les différents symptômes de la maladie ne sont pas assez spécifiques pour que la leptospirose soit diagnostiquée avec certitude à la suite d'un simple examen clinique.

Le diagnostic devra être confirmé par des examens de laboratoire :

  • Mise en évidence du microbe dans l’urine ou le sang selon la phase de la maladie.
  • Recherche des anticorps spécifiques (sérologie) : les résultats de cette analyse devront être interprétés avec précaution. Le taux d’anticorps devra être significatif et correspondre à une variété de leptospire dangereuse (ou "pathogène").

Le diagnostic

La description des différents symptômes de la maladie indique que la maladie leptospirose ne pourra qu’être suspectée par un simple examen clinique.

Le diagnostic de certitude se fera par des examens de laboratoire :

Mise en évidence du microbe dans l’urine ou le sang selon la phase de la maladie

Recherche des anticorps spécifiques (sérologie) : les résultats de cette analyse devront être interprétés avec précaution, le taux d’anticorps devra être significatif et correspondre à une variété de leptospire dangereuse (pathogène)


Quel est le traitement à appliquer ?

 

Le traitement de base fera appel à des antibiotiques qui seront administrés sur une période assez longue pour être efficaces.

Les traitements complémentaires viseront à faire baisser la fièvre, à soutenir les organes atteints (reins, foie)  et aider à remonter l’état général.


Les points d'eaux stagnantes sont des zones à risque

Quelles mesures de prévention appliquer ?

 

Aucun vaccin n’est disponible sur le marché à l’heure actuelle en médecine équine pour la leptospirose. Le vaccin utilisé chez le chien a des limites dans cette espèce et ne correspond pas aux variétés rencontrées chez le cheval.

La vaccination reste une grande attente face à la fréquence de la maladie et à l’importance de l’exposition du cheval aux leptospires comme le montrent des études épidémiologiques sérologiques.

 

La prévention sera essentiellement sanitaire et consistera à adopter les mesures suivantes :

  • Elimination des rats dans les écuries et dans les lieux de stockage de la paille et du foin,
  • Drainage des paddocks et des pâturages pour éviter les points d’eau stagnante susceptibles de contaminer (l’urine d’un cheval malade peut les infecter),
  • Désinfection des boxes occupés par des chevaux affectés.

 

Remarque : il ne faudra pas oublier de vacciner les chiens contre la leptospirose. Ils y sont très sensibles et on en rencontre beaucoup dans le milieu équestre !